Nous devrions tous être dans la rue pour soutenir les iraniens ! Le régime tue ses opposants et ses femmes pour des voiles mal portés, tire à balles réelles sur les manifestants et j’en passe…que faut-il de plus pour que l’on réagisse ? Comment ne pas défendre la cause d’un peuple martyrisé par un régime sanguinaire ? Par peur de critiquer des islamistes ? Je rappelle que se battre contre le terrorisme ne revient pas à stigmatiser toute une communauté, seuls les imbéciles le font.
Après le vacarme assourdissant autour de Gaza, le silence est presque total sur la situation en Iran. Trop peu de médias s’en saisissent, et l’opinion publique semble incapable de se mobiliser pour des femmes, des hommes et des enfants écrasés par un régime théocratique d’une violence extrême.
Dans le même temps, une partie de la gauche occidentale descend massivement dans la rue pour soutenir des causes qui servent la propagande de groupes terroristes comme le Hamas ou le Hezbollah. Comment expliquer que l’on manifeste avec ferveur pour des organisations terroristes, tout en détournant le regard des victimes d’un pouvoir qui torture, emprisonne et exécute ?
J’avoue ne pas comprendre. Quand les bourreaux deviennent des symboles de résistance et les victimes des angles morts du débat public, c’est le monde à l’envers. Ce constat est glaçant. Non seulement parce qu’il révèle une indifférence médiatique persistante, mais surtout parce qu’il trahit une faillite morale plus profonde. Lorsque l’émotion collective se mobilise sélectivement, quand certaines victimes deviennent invisibles, ce n’est pas seulement l’information qui échoue : c’est la conscience.
Ce qui se joue en Iran dépasse les frontières de ce pays. Ce sont des femmes qui réclament le droit le plus élémentaire : disposer de leur corps. Ce sont des étudiants qui demandent la liberté d’expression. Ce sont des familles qui pleurent leurs morts en silence par peur des représailles. Leur combat est universel. Il est le nôtre.
Nous ne pouvons pas choisir nos indignations en fonction de l’air du temps ou des équilibres idéologiques. Les droits humains ne sont pas à géométrie variable. On ne défend pas la liberté ici pour l’ignorer ailleurs. Se taire, c’est laisser faire. Relativiser, c’est déjà cautionner.
Soutenir le peuple iranien, ce n’est pas appeler à la guerre, ce n’est pas attiser les haines. C’est exiger des sanctions ciblées contre les responsables, c’est demander la libération des prisonniers politiques, c’est amplifier la voix des femmes iraniennes qui risquent leur vie pour un simple geste de liberté. C’est refuser que leur courage soit noyé dans l’indifférence.
Demandons à nos médias de couvrir cette réalité avec la même intensité qu’ils couvrent d’autres conflits. Refusons la lâcheté confortable. Si nous croyons vraiment aux droits humains, prouvons-le. L’histoire jugera les bourreaux mais elle jugera aussi ceux qui ont regardé ailleurs…
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