L'art contemporain

Publié le 26 février 2026 à 09:04
art contemporain

Appeler « art » un plug anal géant dressé place Vendôme à Paris, ça me laisse perplexe. C’est pourtant « l’œuvre » d’un artiste américain en 2014. Je veux bien essayer de comprendre beaucoup de choses mais ça c’est au-dessus de mes forces. Je vois dans l’art contemporain, une sorte de « branchitude » réservée à quelques initiés. Je trouve ça d’un snobisme sans bornes.

 

Sous couvert de transgression et de concept, tout est permis. Exposer des excréments, accrocher une banane au mur ou encore un tableau monochrome…On peut accorder aux artistes le crédit de l’idée qu’il fallait avoir mais où est le plaisir ? oups, pardon, l’art contemporain ne veut pas faire plaisir mais choquer. Et bien moi, j’ai suffisamment de chocs dans la vie, sans avoir à sortir ma carte bleue.

 

Paraît-il que pour comprendre l’art contemporain, il est nécessaire de faire partie d’un public averti. Averti de quoi ? Qu’il faut dire Amen parce qu’on a collé l’étiquette art ? et bien moi j’ai pas les codes. J’ai portant étudié l’histoire de l’art, et oui, j’avais pris cette option à la fac. Le pire c’est que j’ai adoré mais j’ai beugué arrivé à l’art contemporain. Je suis sûrement trop inculte ou issue d’une catégorie socio-professionnelle trop inférieure pour trouver le message derrière une œuvre. Apparemment les adeptes ce type d’art ont fait beaucoup d’études, moi je n’ai été que jusqu’en licence, c’est peut-être en master que tout se débloque.

 

En plus, si tu parviens à saisir toute la subtilité des œuvres d’art contemporain, tu es immédiatement perçu, par les initiés, comme appartenant à une caste supérieure, une élite culturelle dont le langage, les codes et les références semblent hermétiques au commun des mortels. J’y perçois une forme de mépris de classe, presque un racisme social, où l’intelligence supposée et la sensibilité artistique servent de critères d’exclusion. C’est, à mes yeux, l’expression la plus raffinée et la plus insidieuse du snobisme.

 

C’est décidé, demain je crache sur une toile et j’essaie de la vendre. Le pire c’est qu’une galerie pourrait y arriver. C’est juste navrant. On ne sait plus si on admire ou on fait semblant d’admirer. L’art contemporain, par son audace et son abstraction, devrait ouvrir les esprits et élargir les horizons. Pourtant, il arrive qu’il se referme sur lui-même, prisonnier d’un langage que seuls les initiés semblent comprendre. Là où il devrait y avoir partage, il y a parfois exclusion ; là où l’art devrait abolir les barrières, il en dresse de nouvelles. Le snobisme n’est alors que le reflet d’un malaise plus profond : celui d’une société qui confond la compréhension avec la supériorité, et l’émotion sincère avec le prestige culturel.

Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.