À les entendre, ils se battent pour la France. À les voir agir, ils se battent surtout pour leur siège. Tous les coups sont permis quand il s’agit de sauver sa carrière mais quand l’intérêt du pays est en jeu, le courage, lui, semble souvent aux abonnés absents.
Certains balaient d’un revers de main toute proposition issue du camp adverse. Incapables de faire preuve de discernement et d’accepter que le camp adverse peut proposer de bonnes choses pour la France. D’autres ajustent leurs convictions au gré des courbes de popularité. À ce jeu de stratégies et de lâchetés, l’essentiel se perd : la défense lucide et déterminée des intérêts du pays.
Les alliances les plus improbables deviennent acceptables dès lors qu’elles se parent des habits de l’antifascisme. On diabolise à outrance, on simplifie à l’extrême, on agite les peurs d’hier pour gagner les batailles d’aujourd’hui. Et pendant que l’on invoque la vertu républicaine, chacun veille surtout à sauver sa place. Quand Édouard Philippe, issu des Républicains, en vient à appeler à voter communiste, les bras m’en tombent ! Faut-il rappeler que le communisme, fut à l’origine de régimes autoritaires et de millions de morts ? Lorsque Gabriel Attal adopte une démarche comparable en s’alliant avec La France insoumise, au point de permettre l’élection d’un candidat triple fiché S à l’Assemblée nationale, le malaise grandit encore. Comment ne pas être perdus au moment de voter. C’est un autre débat, sans doute. Mais il devient difficile de ne pas comprendre la défiance croissante des Français à l’égard de leur classe politique.
Bref, tout cela m’écœure ! Où est donc passé l’intérêt général ? A quand des politiques courageux, capable de se battre contre vents et marées pour la France et les français ? Nous, le peuple, avons besoin de cela.
Besoin de voir que les actes sont à la hauteur des paroles.
Besoin de cohérence plutôt que d’arrangements.
Besoin de droiture plutôt que d’opportunisme.
Besoin de courage plutôt que de stratégies électorales.
Nous n’attendons pas des postures, ni des alliances de circonstance, mais une vision claire et un cap tenu dans la tempête. La politique ne devrait pas être l’art de survivre, mais celui de servir.
J’ajouterai que le courage serait de :
Dire la vérité même quand elle est impopulaire
Refuser les alliances incohérentes
Assumer des positions claires et stables dans le temps
Mettre l’intérêt national au-dessus des stratégies partisanes
La France mérite mieux que des calculs de circonstance et des coalitions dictées par la peur. Elle mérite des femmes et des hommes d’État capables de tenir un cap, d’assumer leurs convictions et d’accepter le risque politique plutôt que la compromission permanente. La confiance ne se décrète pas, elle se mérite. Elle naît de la cohérence, de la parole tenue, du courage d’affronter le réel sans travestir les faits ni instrumentaliser les peurs. Alors oui, l’exigence doit changer de camp : elle doit venir de nous. Refusons les alliances sans âme, refusons les renoncements masqués en stratégie. Exigeons des actes à la hauteur des mots.
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